Votre incentive à Paris

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22 Sep Votre incentive à Paris

Malgré le COVID-19, la vie culturelle à Paris n’a jamais été aussi riche, avec un nouveau centre d’art contemporain étincelant, une restauration somptueuse d’un joyau du XVIIIe siècle et un tas de réouvertures passionnantes.

Nouvelle étoile dans l’horizon culturel de Paris, la Bourse de Commerce Pinault Collection a ouvert en mai pour compléter le triangle d’or entre le Louvre et le Centre Pompidou, tous deux situés à 10 minutes à pied de leur nouveau compatriote.

Le musée d’art contemporain, conçu pour accueillir la vaste collection privée du magnat du luxe François Pinault, est le deuxième rêve de milliardaire devenu réalité à Paris ces dernières années, après la Fondation Louis Vuitton de Bernard Arnault, conçue par Frank Gehry et ouverte en 2014 dans le Bois de Boulogne. Bourse de Commerce marque l’aboutissement de l’odyssée de 20 ans de Pinault à la recherche d’une maison à Paris pour sa collection de plus de 10 000 œuvres, après un faux départ sur une île de la Seine et un retard d’ouverture de 18 mois dû à Covid-19.

La collection préserve le nom et les caractéristiques historiques de la structure du 19ème siècle, construite comme la bourse aux grains et aux marchandises de Paris. Pinault a fait appel à l’architecte Tadao Ando, lauréat du prix Pritzker (son troisième projet avec le milliardaire), pour réaffecter le design circulaire unique du bâtiment afin de créer une synergie saisissante entre l’historique et le moderne. Pour résoudre le problème de la vaste rotonde centrale de la structure, Ando a inséré un cylindre de 108 pieds de diamètre en béton brillant, entouré de galeries à 360 degrés sur quatre niveaux. Le résultat est un espace flamboyant et lumineux qui attire le regard à plus de 30 mètres de hauteur sur les fresques originales de l’ancienne bourse, qui ont retrouvé leur éclat d’origine, et sur son haut dôme en fonte et en verre. Les volumes intérieurs conduisent les visiteurs de l’immense à l’intime dans une succession fluide d’espaces modulaires qui peuvent être reconfigurés en fonction des œuvres d’art exposées.

Pinault, qui se considère comme un rebelle lorsqu’il s’agit de collectionner, s’est engagé à montrer des œuvres d’art provocantes provenant d’un groupe diversifié d’artistes qui, autrement, seraient peu ou pas représentés à Paris. Au lieu de mettre en avant les pièces de la collection réalisées par des artistes tels que Cy Twombly, Jeff Koons et Damien Hirst, l’exposition inaugurale (en réponse directe à la glorification du passé colonial de la France dans les fresques) présente des stars très influentes mais moins visibles en France, notamment 25 installations sculpturales de l’éminent artiste noir américain David Hammons, 78 ans, un outsider autoproclamé du monde de l’art que Pinault collectionne depuis des décennies, et du célèbre peintre noir américain Kerry James Marshall. Parmi les autres artistes internationaux de l’exposition figurent le Suisse Urs Fischer, le peintre sino-américain Xinyi Cheng et Lynette Yiadom-Boakye, une artiste britannique d’origine ghanéenne.

La Bourse accueille également une série de projections, de concerts, de lectures et de conférences (voir le site web pour les événements d’août à octobre) dans l’auditorium ultramoderne de 288 places situé au sous-sol. Clin d’œil à l’histoire du bâtiment, les Halles aux Graines, un bistrot et bar gastronomique dirigé par le célèbre duo aveyronnais père-fils trois étoiles Michelin, Michel et Sébastien Bras, propose un menu centré sur les céréales de midi à minuit. Bien qu’il faille faire des folies (les menus fixes vont de 54 à 98 euros, les glaces de 17 euros, les plateaux de fromages de 16 euros), cela vaut la peine pour les vues panoramiques du café baigné de lumière sur le quartier, y compris l’église Saint-Eustache et la canopée ondulante des Halles. Le café est ouvert de midi à 18 heures pour le déjeuner, une collation ou un verre de vin et de 19 h 30 à minuit pour le dîner (ouvert au grand public sans billet d’entrée).

Ne manquez pas la mascotte du musée qui se cache derrière un mur juste à l’extérieur de la librairie (indice : regardez en bas).

Mais la Bourse n’est pas la seule nouveauté à Paris cette année. Il y a six destinations culturelles à ne pas manquer, nouvelles ou rénovées.

Musée Carnavalet

L’un des musées les plus appréciés de Paris, le musée Carnavalet (musée de la ville de Paris) a rouvert ses portes en mai après une rénovation complète de cinq ans, d’un montant de près de 60 millions d’euros. Installé dans deux hôtels particuliers adjacents, le musée documente l’évolution de la ville à travers une multitude de maquettes, d’œuvres d’art et de pièces d’époque, dont la chambre à coucher de Marcel Proust recouverte de liège et une bijouterie Belle Époque. La mise à jour du musée a impliqué un réaménagement chronologique de la collection, des affichages numériques et des fonctions high-tech pour les enfants, ainsi qu’une amélioration considérable de l’accessibilité. Le musée est gratuit pour le public.

Musée de la Chasse et de la Nature

Ce petit bijou de musée a rouvert ses portes en juin après deux ans de rénovation qui ont permis d’ajouter des espaces d’exposition et un nouveau café. Installé dans un splendide hôtel particulier du XVIIe siècle, le Musée de la Chasse mélange habilement « l’art de la chasse » – paysages, sculptures, armes, taxidermie, etc. – avec des œuvres d’art contemporain, des installations, des vidéos et des photographies pour créer l’un des musées les plus éclectiques et les plus merveilleux de la ville. L’objectif principal du musée est de mettre en valeur la nature, la conservation et la durabilité.

Maison Victor Hugo

Située sur la belle place des Vosges (au numéro 6), dans le Marais, la maison parisienne de l’auteur a fait l’objet d’une rénovation de deux ans, avec l’ajout d’un café, d’un jardin (autrefois une cour d’école bruyante), d’une meilleure accessibilité et d’écrans tactiles.

Maison de Serge Gainsbourg

Les habitués de Saint-Germain-des-Prés et les amateurs de pop française ont déjà remarqué la façade couverte de graffitis d’une rue élégante et tranquille (5 bis rue de Verneuil), l’ancienne maison de la légende de la pop Serge Gainsbourg. Désormais, les fans n’ont plus besoin de se contenter de gribouiller des lettres d’amour sur un mur, mais peuvent visiter l’espace du chanteur-auteur-compositeur playboy, rempli de souvenirs, conservé exactement comme il l’était pendant les dernières années de sa vie.

Grand Palais Ephémère

La structure provisoire de l’architecte Jean-Michel Wilmott, d’une superficie de 10 000 m², située au pied du Champ de Mars, où se trouve la Tour Eiffel, abritera toutes les activités du Grand Palais de Paris pendant sa fermeture pour une restauration de quatre ans, en vue de sa réouverture pour les Jeux olympiques de 2024. Le bâtiment éco-responsable, fait de bois et de toile transparente, accueillera tout, des foires d’art aux expositions à grand spectacle (Anselm Kiefer en décembre 21), en passant par les défilés de mode et les événements des Jeux olympiques et paralympiques.

Hôtel de la Marine

Il a fallu plus de 200 artisans qualifiés et près de 160 millions de dollars pour réaliser la plus ravissante restauration de Paris à ce jour. L’ouverture très attendue de l’Hôtel de la Marine, somptueusement restauré (à ne pas confondre avec le Musée national de la Marine, situé au Palais de Chaillot, lui-même en cours de rénovation monumentale), permet enfin au public de jeter un coup d’œil derrière l’élégante façade d’un chef-d’œuvre de la décoration intérieure française du XVIIIe siècle, pour la première fois en 250 ans.

L’hôtel particulier est l’une des deux structures jumelles construites par l’architecte Anges-Jacques Gabriel en 1758 à la demande de Louis XV pour marquer l’extrémité nord d’une nouvelle place créée en l’honneur du roi (l’actuelle place de la Concorde). Les deux bâtiments sont restés inutilisés avant que la façade orientale – aujourd’hui l’Hôtel de Crillon, l’un des 13 hôtels particuliers de Paris – ne soit vendue aux enchères au duc d’Aumont. L’édifice occidental devint le Garde-Meuble de la Couronne, l’institution chargée de sélectionner, d’entretenir et de stocker le mobilier du roi qui, à l’époque, était régulièrement renouvelé en fonction des saisons ou des caprices du roi ou de la reine.

Aucun détail n’a été négligé lors de la restauration. Les papiers peints et les rideaux ont été peints ou cousus à la main selon les techniques originales du XVIIIe siècle, des kilomètres de boiseries ont été minutieusement décapées, restaurées – ou recréées – et dorées par des maîtres artisans, et des éléments décoratifs ont été créés dans les ateliers les plus prestigieux de Paris, certains nécessitant plus de 150 heures de travail. Le résultat est un sommet d’opulence et un exemple du savoir-faire français.

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