Incentive et culture à Vienne

01 Mar Incentive et culture à Vienne

Vienne constitue une destination de choix pour un incentive culturel. Ville unique au patrimoine exceptionnellement riche, elle séduit immédiatement par son raffinement de toutes les époques. Vienne a en effet trois visages, assez différents mais complémentaires, qui font toute sa richesse.

D’abord, la cité impériale, capitale d’une succession d’empires qui ont dirigé l’Europe durant 645 ans (jusqu’en 1918), sous la houlette des Habsbourg : le Saint Empire romain germanique, l’empire d’Autriche et l’Empire austro-hongrois. C’est ce riche passé qui explique la grandeur architecturale de la ville, qui semble un peu arrogante pour un pays qui couvre aujourd’hui un dixième de son empire défunt. Les larges avenues et les vastes panoramas s’accordent parfaitement avec les dimensions exceptionnelles des principales demeures impériales : Hofburg en centre-ville, et la résidence d’été de Schönbrunn, au sud-ouest. Enfin, la plupart des églises ont adopté le style baroque, version exubérante et fastueuse du néoclassicisme, à l’image de la Karlskirche (église Saint-Charles), achevée en 1737.

Les grands musées, souvent aménagés dans d’anciens palais, manifestent aussi la puissance et la richesse des empires déchus. Le Kunsthistorisches Museum, intégré à l’ensemble de la Hofburg, possède une fabuleuse collection internationale d’art : Raphaël, Breughel, Vélasquez, Rubens, Vermeer…

L’histoire de Vienne débute avec la cité romaine de Vindobona. Constamment reconstruite et remaniée, la ville possède très peu de bâtiments antérieurs au XVIIe siècle. Le Ring remplace aujourd’hui les anciens remparts, détruits dans les années 1850 par l’empereur François-Joseph. Ce boulevard circulaire encercle l’Innere-Stadt, la Vieille Ville, aidé en cela par le canal du Danube. À l’intérieur de cette enceinte, ou la jouxtant, on trouve de superbes résidences, des parcs, d’élégantes avenues commerçantes, des salles de concert et enfin l’un des plus beaux Opéras du monde. Vienne fut ( et demeure !) évidemment un foyer majeur de la musique classique. Mozart, Haydn, Beethoven, Schubert, Brahms et Mahler y ont vécu et travaillé, mais aucun ne peut rivaliser en popularité avec Johann Strauss II (1825-1899), le « roi de la valse » dont les mélodies résonnent toujours dans la ville (surtout du jour de l’An à Pâques, lors de la saison des bals).

A l’École espagnole d’équitation, sur la Hofburg, les représentations impeccables des cavaliers en uniforme juchés sur leurs lipizzans rappellent le cérémonial militaire et la solennité impériale. Les bals somptueux évoquent quant à eux le second visage de Vienne : une classe aisée, férue de courtoisie et de protocole, intellectuelle, sensible à l’art. C’est à elle qu’on doit les cafés, si nombreux, où les Viennois viennent se détendre, discuter, lire, siroter un café et déguster une pâtisserie. Les plus connus (Central, Demel, Schwarzmberg) sont d’une sophistication inouïe : architecture recherchée, parquets cirés, miroirs, mobilier, chandeliers…

A la fin du XIXe siècle, cependant, une troisième facette est venue agiter cette mer de confort et de convenances : la Sécession viennoise, qui vit des architectes et plasticiens (Josef Hoffmann et Joseph Olbrich en tête) rejoindre Gustav Klimt, séduits par son talent de décorateur en rupture avec le Style académique, afin de refuser le conformisme ambiant en matière d’expression artistique. La galerie d’art du palais du Belvédère (palais du prince Eugène de Savoie, XVIIIe siècle) accueille la plus importante collection au monde de toiles de Klimt, dont Le Baiser, ainsi que certaines œuvres d’Egon Schiele, son protégé génial et controversé. Le musée Léopold (l’un des nombreux musées du Museumsquartier) en possède également beaucoup.

Le pavillon de la Sécession d’Olbrich (1898) fit également couler beaucoup d’encre, mais reste un lieu d’exposition indépendant. On peut y admirer la Frise Beethoven de Klimt, à la puissante charge érotique. Les arts, le design et la musique d’aujourd’hui témoignent que la fibre avant-gardiste viennoise est toujours bien vivace. Certes un peu arrogante, Vienne n’en est pas moins stimulante. Ce qui fit écrire à Mozart alors âgé de vingt-cinq ans, en 1781 : « Lorsque je séjourne à Salzbourg je me languis de centaines de plaisirs. Ici, jamais, car séjourner à Vienne est un plaisir à lui seul. »

11375956_1664599890465268_86652225_n 12120525_714909895307391_1950209001_n 12534423_1216091251740752_1148996546_n 12568895_687434664732092_633640118_n 12728503_465298340343188_540883407_n 12748222_1691724391040401_879781207_n

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.